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Un manager doit-il participer au teambuilding ?

Un manager qui participe peut renforcer l’impact d’un team building. À condition de ne pas chercher à contrôler la journée.

Un manager doit-il participer au teambuilding ?

Un manager doit-il participer au team building ?

« Dois-je moi-même participer au team building avec mon équipe ? »

C’est une question que nous entendons parfois de la part de responsables d’équipe. Et elle est plus pertinente qu’elle n’en a l’air au premier abord.

Derrière cette question se cachent généralement deux préoccupations. D’un côté : ma présence va-t-elle modifier la dynamique du groupe ? De l’autre : que se passe-t-il si je me ridiculise, si je perds ou si je ne suis pas la personne la plus performante du groupe ?

Ce sont des questions tout à fait légitimes. Un team building sort les participants de leur rôle habituel. On n’est plus derrière un bureau, en réunion ou au sommet de l’organigramme. On construit, on choisit, on échange, on teste, on se trompe, on rit et on recommence avec les autres.

Et c’est précisément pour cette raison que le rôle du manager est si important.

Dans la plupart des cas : oui, participez

Notre réponse courte est : généralement oui.

Lorsqu’un manager participe à un team building, il envoie un signal fort. Il montre que ce moment est suffisamment important pour qu’il soit présent lui aussi. Non pas comme contrôleur. Non pas comme évaluateur. Simplement comme membre de l’équipe.

Cela fait une réelle différence, surtout pour les collègues les plus réservés. Lorsqu’ils voient leur responsable jouer le jeu, chercher des solutions, rire avec les autres et parfois se tromper, la barrière tombe naturellement.

Un bon manager n’a pas besoin de prouver qu’il est le plus intelligent, le plus rapide ou le plus fort pendant un team building. Au contraire. Les plus beaux moments naissent souvent lorsqu’une personne occupant une fonction plus élevée rejoint simplement le groupe et laisse de l’espace aux autres.

Participer ne signifie pas diriger

C’est là que les choses se compliquent parfois.

Un responsable a l’habitude de donner une direction. C’est normal. Dans le travail quotidien, c’est même ce que l’on attend de lui. Mais pendant un team building, il peut être utile de fonctionner autrement.

Le manager qui définit immédiatement la stratégie, qui s’approprie toutes les décisions ou qui cherche constamment à guider l’équipe vers « la bonne solution » prend souvent beaucoup de place sans même s’en rendre compte. Non par mauvaise volonté, mais par habitude.

L’objectif n’est pas de devenir invisible. L’objectif est de créer consciemment de l’espace pour les autres.

Laissez quelqu’un d’autre prendre l’initiative. Posez des questions au lieu de donner directement les réponses. Suivez une idée qui ne vient pas de vous. Observez ce qui se passe lorsque l’équipe trouve elle-même son rythme, ses rôles et sa direction.

C’est souvent plus intéressant que de gagner.

Et si votre présence bloque le groupe ?

Il existe des situations dans lesquelles il vaut mieux qu’un manager ne participe pas à chaque étape de l’activité.

Par exemple lorsque la relation avec l’équipe est tendue. Ou lorsque l’activité a été conçue pour permettre aux collaborateurs de s’exprimer librement. Ou encore lorsque le responsable sait qu’il a du mal à lâcher prise et qu’il risque, sans le vouloir, de dominer toute la dynamique.

Dans ce cas, il peut être judicieux de participer autrement. Par exemple en étant présent au début, en montrant clairement son soutien à l’initiative, puis en adoptant un rôle plus observateur ou plus en retrait.

Pas distant. Mais intentionnel.

L’essentiel est d’expliquer cette démarche à l’avance. Sinon, cela peut rapidement donner l’impression que le manager est simplement venu « surveiller » son équipe, ce qui crée généralement davantage de tension.

La meilleure attitude : être présent, détendu et humain

Un team building ne doit pas devenir un test de management. Ce n’est pas non plus le moment où le patron doit soudainement se comporter comme « un copain parmi les autres ».

La meilleure posture se situe entre les deux.

Soyez présent. Participez. Prenez l’activité suffisamment au sérieux pour vous y investir, mais pas au point de vouloir que tout soit parfait. Montrez qu’il est permis de s’amuser. Montrez qu’essayer est plus important que contrôler. Et donnez aux autres l’occasion d’assumer un rôle qu’ils n’auraient peut-être pas pris dans leur contexte professionnel habituel.

C’est souvent là que surgissent les plus belles surprises.

Le collègue discret qui apporte soudainement une vision d’ensemble.

Le jeune collaborateur qui entraîne le groupe.

Le manager qui découvre que son équipe est plus autonome qu’il ne l’imaginait.

C’est précisément ce qui rend ces moments précieux.

Ce qu’un manager devrait éviter

Participer est une bonne chose. Prendre le contrôle ne l’est pas.

Quelques points font toute la différence :

  • ne cherchez pas à diriger chaque mission ;

  • ne corrigez pas constamment votre équipe ;

  • ne transformez pas l’activité en moment d’évaluation ;

  • acceptez parfois les silences ou une certaine confusion ;

  • laissez de la place aux personnes habituellement moins visibles ;

  • osez vous aussi chercher, tester et vous tromper.

Ce dernier point est essentiel. Une équipe observe beaucoup de choses dans l’attitude de son responsable. Si vous voulez tout contrôler, le groupe aura tendance à faire de même. Si vous osez jouer le jeu, un espace plus libre se crée naturellement.

Alors, le manager doit-il participer ?

Dans la plupart des cas, oui.

Mais pas comme le responsable de l’activité. Comme participant à un moment d’équipe.

Un manager qui participe sans vouloir tout diriger renforce l’impact du team building. Non pas parce que la hiérarchie disparaît, mais parce que chacun collabore différemment pendant quelques heures.

Et cela suffit souvent à faire bouger les lignes.

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